14 mai 2024

Formation : Je ne te juge pas ! Est-ce vrai?

Je propose deux jours pour aller regarder avec le plus d'authenticité et d'honnêteté possible comme nous sommes affecté.es par les jugements que nous avons sur les autres, que nous ne pouvons pas reconnaître et qui nous séparent de l'écoute et de la bienveillance.

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Dans les métiers de la relation à l’autre, il est une terminologie qui revient sans cesse.

  • Le non jugement 

 

C’est une valeur forte, à laquelle je souscris.

Toutefois, je suis de plus en plus consciente qu’il n’est pas possible de ne pas être dans le jugement, dans la critique, dans l’appréciation. 

Si l’intention est belle, elle ne suffit pas.

Au fond de moi, en toute sincérité, je crois qu’elle n’est pas honnête.

En tant que formatrice, j’aspire à contribuer à plus d’honnêteté et par conséquent d’authenticité, de connexion dans les relations professionnelles.

En effet, ne sommes-nous pas toutes et tous entrain de dire, à longueur de journée : tu es si, elle est ça, il devrait être, ou ne devrait pas …, je veux qu’iel change … ?

Ce rapport à l’autre est normal car il nous permet de nous définir, de nous distinguer, de nous situer.

Il me semble toutefois nécessaire de développer une plus grande conscience de nos propres jugements à l’égard des autres.

L’objectif n’est en aucun cas de les rejeter. 

L’objectif est de les connaître pour identifier à quel point ils peuvent nous séparer et nous mettre dans une posture, par exemples, défensive, en attente, méprisante, et en tous les cas assez éloignée de la bienveillance et d’un réel accueil de l’autre, tels nous y aspirons.

Ce marasme intérieur et mental ne cesse de s’exprimer, par exemple : 

  • Telle ou telle personne devrait être plus respectueuse.
  • Je veux que telle autre remplisse son devoir, s’engage réellement. 
  • J’ai besoin qu’elle m’écoute, qu’elle arrive à l’heure
  • Iel est trop exigeant
  • Iel se comporte de façon inappropriée …

Avec une démarche d’identification, d’exploration et de déconstruction de nos pensées et croyances stressantes et limitantes nous pouvons faire un pas vers plus de conscience de la façon dont notre « carte du monde » agit sur les relations que nous entretenons avec nos collègues, notre hiérarchie, les publics dont nous avons la charge, les partenaires.

La « carte du monde », est la façon dont le monde est construit en nous et par conséquent comment nous souhaitons voir le monde extérieur et au fond, comment nous le percevons.

Nous n’avons pas le choix de voir le monde ainsi et nos attentes, point de vue, appréciations, s’inscrivent à partir de là.

Toutefois, c’est aussi à partir de là que se crée la dissonance avec la réalité telle qu’elle apparait, avec cet autre qui est autre et qui n’est peut-être pas conforme à ce que j’attends de lui.

Dans le cadre de cette formation, je propose de développer une plus grande conscience de cette « carte du monde », pour

  • Nous connaître mieux
  • Identifier les freins à l’écoute et par conséquent à une réelle rencontre
  • Mesurer les effets de nos attentes et croyances dans notre pratique professionnelle
  • Développer une capacité à reconnaître ma « carte du monde », et ses effets mon vécu professionnel